Description La maladie de Huntington est une maladie génétique rare qui provoque une dégénérescence progressive des cellules nerveuses dans le cerveau. Elle affecte principalement les zones responsables du mouvement, de la pensée et des émotions. Cette maladie est héréditaire, ce qui signifie qu’elle se transmet des parents aux enfants par un gène défectueux. Les symptômes apparaissent généralement entre 30 et 50 ans, mais ils peuvent parfois se manifester plus tôt ou plus tard. La maladie évolue lentement et entraîne progressivement une perte d’autonomie. Symptômes Les symptômes de la maladie de Huntington peuvent être moteurs, cognitifs et psychiatriques. Symptômes moteurs Symptômes cognitifs Symptômes psychiatriques Causes La maladie est causée par une mutation du gène HTT, responsable de la production de la protéine huntingtine. Cette mutation entraîne la destruction progressive des neurones dans certaines régions du cerveau. Une personne ayant un parent atteint de la maladie a 50 % de risque de l’hériter. Diagnostic Le diagnostic peut être réalisé grâce à : Traitement Il n’existe actuellement aucun traitement curatif, mais certains traitements permettent de réduire les symptômes : Vidéo explicative Tu peux intégrer cette vidéo dans ta page : 💡 Autres maladies du cerveau que tu peux ajouter sur ton site :
Anxiété de séparation
L’anxiété de séparation est une peur intense et persistante de se séparer d’une personne à laquelle on est attaché, pouvant toucher enfants et adultes et nécessitant parfois une prise en charge thérapeutique. Définition et manifestations Chez l’enfant, l’anxiété de séparation est normale entre 8 et 24 mois et disparaît généralement avec le développement de la permanence de l’objet et la confiance que les parents reviendront. Elle se manifeste par des pleurs, des cris, de l’agitation ou des comportements d’évitement lors de la séparation d’une figure d’attachement principale. Chez certains enfants, elle persiste ou réapparaît plus tard, pouvant devenir un trouble anxieux pathologique. MSD Manuals+2 Chez l’adulte, l’anxiété de séparation se traduit par un sentiment d’insécurité, de malaise ou de détresse lors de l’éloignement d’un proche, sans crises visibles mais avec des symptômes physiques comme palpitations, troubles du sommeil ou maux de tête. Elle peut affecter la vie personnelle et professionnelle et est souvent liée à l’histoire d’attachement et aux expériences relationnelles précoces. ecoute-psy.com+1 Causes et facteurs déclenchants Les causes incluent des expériences d’attachement insécurisant, des séparations traumatisantes, le décès d’un proche, ou des changements majeurs comme un déménagement ou un changement d’école. Chez l’adulte, des événements de vie stressants ou des ruptures peuvent également déclencher ou exacerber le trouble. MSD Manuals+3 Diagnostic Le diagnostic repose sur l’évaluation clinique des symptômes, leur intensité, leur durée et leur impact sur le fonctionnement quotidien. Chez l’enfant, il est important de distinguer l’anxiété normale de séparation du trouble pathologique. Chez l’adulte, l’évaluation peut inclure des tests psychologiques et l’exclusion d’autres troubles anxieux ou dépressifs. MSD Manuals+1 Traitement Le traitement combine souvent des approches comportementales et psychothérapeutiques, adaptées à l’âge et au contexte familial. Chez l’enfant, la thérapie comportementale inclut des techniques de désensibilisation progressive et le soutien parental. Dans les cas sévères, des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) peuvent être prescrits. Chez l’adulte, la psychothérapie centrée sur l’attachement et la gestion de l’anxiété est privilégiée, parfois complétée par un traitement médicamenteux si nécessaire. MSD Manuals+1 Conseils pratiques
Comprendre les Avortements : Causes, Types et Soutien Professionnel
Qu’est-ce qu’un Avortement ? L’avortement, en termes médicaux, est la perte de grossesse avant que le fœtus ne soit viable en dehors de l’utérus. Ce processus peut survenir à différentes étapes de la gestation et peut être dû à de nombreux facteurs, qu’ils soient biologiques ou externes. Comprendre les causes et les solutions possibles est essentiel pour augmenter les chances de mener à bien une grossesse à l’avenir. Types d’Avortement et Causes Courantes Facteurs de Risque Associés aux Avortements Il existe plusieurs facteurs de risque qui peuvent augmenter la probabilité d’un avortement, certains étant contrôlables, tandis que d’autres échappent à notre contrôle. Parmi les facteurs de risque courants, on trouve : Chez Gravida, nous évaluons ces facteurs et d’autres chez nos patients pour offrir une approche globale et personnalisée. Approche et Traitement en Procréation Médicalement Assistée La procréation médicalement assistée propose plusieurs solutions pour celles et ceux qui ont vécu des avortements et cherchent à améliorer leurs chances de mener à bien une grossesse. Parmi les approches courantes, on trouve : L’Accompagnement Professionnel de Gravida Chez Gravida, notre équipe est engagée auprès de chaque patient, offrant non seulement les outils médicaux nécessaires, mais aussi le soutien et la compréhension que ce processus exige. Nous savons que l’avortement est une expérience difficile et qu’il peut susciter des doutes et des craintes quant aux futures tentatives de grossesse. C’est pourquoi nous travaillons en étroite collaboration avec chaque personne pour comprendre sa situation et concevoir un plan de traitement qui maximise les chances de succès. Notre clinique se concentre sur un accompagnement personnalisé qui intègre la science avec le soutien émotionnel, assurant que chaque étape du processus de fertilité soit guidée par des professionnels hautement qualifiés et sensibles aux besoins de nos patients. Conclusion L’avortement est un sujet sensible et complexe dans le domaine de la procréation médicalement assistée. Chez Gravida, nous sommes là pour aider nos patients à comprendre les facteurs qui peuvent influencer une grossesse réussie et surmonter les obstacles sur leur chemin vers la parentalité. Que ce soit par des diagnostics précis, des traitements spécialisés ou un soutien émotionnel, notre équipe est engagée à offrir les meilleurs soins possibles.
Maladie de Parkinson’s disease
DescriptionLa maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique qui affecte les mouvements du corps. Elle est causée par la destruction progressive des neurones qui produisent la dopamine, une substance chimique essentielle au contrôle des mouvements. Symptômes CausesLes causes exactes restent inconnues mais plusieurs facteurs peuvent intervenir : DiagnosticLe diagnostic repose principalement sur : TraitementLes traitements comprennent :
Acné excoriée
L’acné excoriée est un trouble dermatologique caractérisé par le grattage compulsif des lésions d’acné, souvent lié à des facteurs psychologiques tels que l’anxiété et le stress. Qu’est-ce que l’acné excoriée ? L’acné excoriée, également connue sous le nom de dermatillomanie, est une condition où les individus grattent ou pincent compulsivement leurs lésions d’acné. Ce comportement peut entraîner des cicatrices, des infections secondaires et une guérison prolongée des lésions cutanées. Contrairement à l’acné classique, l’acné excoriée implique des composantes à la fois dermatologiques et psychologiques, rendant son traitement plus complexe
Cancer du poumon
Qu’est-ce que le cancer du poumon ? Le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer. Le tabagisme en est la cause dans 80 à 90 % des cas. Il existe essentiellement deux types de cancer du poumon, de gravité variable. Dans la très grande majorité des cas, ce sont des cancers des cellules de la paroi des bronches. Dans 67 % des cas, le cancer du poumon touche les hommes. Mais le nombre de cancers du poumon augmente régulièrement chez les femmes : 3 fois plus de cas par an et par habitante en 20 ans. Ces statistiques reflètent celles de la consommation du tabac chez les femmes. Les différents types de cancer du poumon Les « cancers du poumon » sont également nommés cancers bronchiques ou cancer des bronches. En effet, dans la très grande majorité des cas, les cancers dits du poumon sont issus des cellules de la paroi des bronches et des bronchioles, les conduits qui permettent à l’air de circuler dans les poumons. Les cancers des cellules des alvéoles (les petits sacs à l’extrémité des bronchioles où se fait l’échange de gaz avec le sang) restent rares, ainsi que ceux de l’enveloppe des poumons (la « plèvre »). Schéma de l’appareil respiratoire On distingue deux types de cancer du poumon selon l’aspect microscopique des cellules qui en sont à l’origine. Les cancers du poumon à petites cellules Les cancers du poumon à petites cellules représentent environ 15 % des cancers du poumon et sont difficiles à soigner. Ces cancers du poumon évoluent rapidement et, lors de leur diagnostic, il est fréquent que des cellules cancéreuses se soient déjà disséminées dans le reste du corps pour former des métastases (des tumeurs secondaires). Dans 95 % des cas, les cancers du poumon à petites cellules sont liés au tabagisme. Les cancers du poumon NON à petites cellules Les cancers du poumon non à petites cellules représentent environ 85 % des cancers du poumon et se soignent plus facilement car ils se développent plus lentement. Ces cancers sont essentiellement de trois types : Les métastases d’autres cancers dans le poumon Parfois, les tumeurs observées au niveau des poumons sont des tumeurs secondaires (métastases) d’un autre cancer dont les cellules se sont disséminées dans le sang et se sont multipliées dans le poumon. Dans ce cas, le traitement est celui du cancer à l’origine de ces métastases car les cellules qui les composent gardent les caractéristiques de l’organe dont elles sont issues. Le cancer du poumon est-il une maladie fréquente ? En France, le cancer du poumon est un cancer fréquent (quatrième cause de cancer) avec 49 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année et près de 29 000 décès par an. Dans les trois quarts des cas, le cancer du poumon touche les hommes chez qui il est le deuxième cancer le plus fréquent, après celui de la prostate et avant celui du côlon. Mais cette prédominance masculine ne doit pas cacher le fait que le nombre de cancers du poumon augmente régulièrement chez les femmes (trois fois plus de cas par an et par habitante en vingt ans : il est devenu le troisième cancer le plus fréquent chez les Françaises après ceux du sein et du côlon), alors qu’il tend à diminuer chez les hommes. Ces statistiques reflètent celles de la consommation du tabac. En France, l’âge moyen au moment du diagnostic du cancer du poumon est de 66 ans.
Maladie d’Alzheimer
DescriptionLa maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive qui affecte principalement la mémoire, la pensée et le comportement. Elle se développe lorsque certaines protéines anormales s’accumulent dans le cerveau et détruisent progressivement les neurones. Avec le temps, cette dégénérescence entraîne une diminution des capacités cognitives et une perte d’autonomie. Symptômes principaux Causes possibles DiagnosticLe diagnostic se fait grâce à : TraitementIl n’existe pas encore de traitement curatif, mais certains médicaments peuvent ralentir l’évolution de la maladie et améliorer la qualité de vie des patients.
Comprendre l’accident vasculaire cérébral et l’accident ischémique transitoire
Un accident vasculaire cérébral (AVC) est la perte brutale d’une fonction du cerveau. Il existe des AVC ischémiques et des AVC hémorragiques. Ils surviennent souvent chez des personnes présentant des facteurs de risque. Comme l’AVC, l’accident ischémique transitoire (AIT) est une urgence.Tout replier Accident vasculaire cérébral et accident ischémique transitoire : définitions et causes L’AVC ou « attaque cérébrale » à l’origine d’une perte de fonction du cerveau Un accident vasculaire cérébral ou AVC, communément appelé « attaque cérébrale », est une perte soudaine d’une ou plusieurs fonctions du cerveau, due à une lésion vasculaire cérébrale localisée. Il est provoqué : La gravité de l’accident vasculaire cérébral dépend de la localisation et de l’étendue des zones cérébrales touchées. Les séquelles sont souvent importantes : l’AVC est la première cause de handicap physique acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence (après la maladie d’Alzheimer).L’AVC est également la deuxième cause de mortalité avec 20 % des personnes qui décèdent dans l’année suivant l’AVC. C’est la première cause de mortalité chez la femme. Le cerveau et les méninges Lire la transcription textuelle de l’image Quelle différence entre un AVC et un AIT (accident ischémique transitoire) ? Contrairement à l’AVC, l’accident ischémique transitoire ou AIT résulte d’une obstruction artérielle très transitoire, qui n’entraîne pas de lésion du cerveau. Ses symptômes sont les mêmes que l’AVC, mais ils durent de quelques secondes à quelques minutes (moins d’une heure) avant le retour à la normale sans séquelles. L’AIT peut donc passer inaperçu et être confondu avec un simple malaise. L’AIT est un signal d’alarme car le risque de survenue d’un AVC plus grave dans les jours suivants est grand ; c’est donc une urgence et un bilan est indispensable : il faut appeler le 15. Vidéo : Le mécanisme de survenue d’un AVC La vidéo est désactivée.Autorisez le dépôt de cookies Vimeo pour accéder à cette fonctionnalité.Accepter les cookies Vimeo En savoir plus sur la politique de protection des données personnelles. Lire la transcription textuelle de la vidéoAccidents vasculaires cérébraux : de quoi s’agit-il ? © Blausen Medical Les deux types d’accident vasculaire cérébral Les AVC ischémiques Le plus souvent (80 % des cas), l’arrêt de la circulation du sang est dû à un caillot (ou embol) qui bouche une artère à destination du cerveau. On parle d’AVC ischémique ou encore d’infarctus cérébral. La cause principale est l’athérosclérose : c’est une accumulation de dépôts de cholestérol sur les parois des artères. Ces dépôts durcissent progressivement et forment des plaques d’athérome qui rétrécissent les artères et favorisent la formation du caillot. Dans certains cas, un fragment de plaque peut aussi se détacher et aller obstruer une des artères à l’intérieur du cerveau. L’accident vasculaire cérébral peut être la conséquence d’une obstruction d’une artère par un caillot sanguin formé à distance du cerveau, par exemple dans le cœur. Ce caillot est ensuite véhiculé par le sang jusqu’au cerveau. Cela peut survenir notamment en cas de troubles du rythme cardiaque et notamment lorsque le cœur bat rapidement et de manière irrégulière (fibrillation auriculaire). L’AVC peut être la conséquence d’une dissection des artères carotidiennes et vertébrales : certaines couches qui constituent leur paroi se rompent et le sang s’infiltre dans ces parois, réduisant partiellement ou totalement le calibre du vaisseau et le flux sanguin vers le cerveau. Ce phénomène est la première cause d’AVC ischémique chez les jeunes adultes. D’autres maladies artérielles peuvent être en cause. Plaque d’athérome au niveau d’une artère du cœur Lire la transcription textuelle de l’image Une cause rare d’infarctus cérébral : la thrombose d’une veine du cerveau Plus rarement, l’infarctus cérébral peut avoir une origine veineuse (et non artérielle). Cette thrombose veineuse cérébrale ne représente qu’ 1 % des AVC et peut survenir à tout âge, avec un pic important chez les femmes jeunes, car elle est favorisée par la présence de facteurs hormonaux (contraceptifs estroprogestatifs, grossesse et accouchement) et d’un tabagisme.Des infections peuvent également favoriser sa survenue : sinusite, furoncle de l’aile du nez, méningite… Les AVC hémorragiques Dans 20 % des cas, l’AVC est dû à la rupture d’une artère cérébrale, provoquant un saignement dans le cerveau. On parle alors d’AVC hémorragique. La cause principale des AVC hémorragiques est une tension artérielle élevée (hypertension artérielle ou HTA). Dans certains cas, la rupture peut survenir sur une anomalie préexistante de l’artère : un anévrisme ou une malformation artério-veineuse existant depuis la naissance. Une maladie des petites artères peut être en cause : par exemple l’angiopathie amyloïde cérébrale. Des dépôts amyloïdes se forment dans les vaisseaux superficiels et ils fragilisent les parois vasculaires qui se rompent. C’est une cause d’AVC fréquente chez les personnes âgées et source de séquelles cognitives. Mécanisme de survenue d’un AVC Les facteurs de risque d’AVC Certains facteurs de risque d’accident vasculaire cérébral peuvent être prévenus, d’autres non. Les facteurs de risque d’AVC sur lesquels vous ne pouvez pas agir L’âge Le risque d’AVC augmente avec l’âge, après 50 ans chez l’homme et après 60 ans chez la femme. Les antécédents familiaux d’accident vasculaire cérébral ou de maladie cardiovasculaire Le risque augmente si, dans votre famille : Les facteurs de risque d’AVC sur lesquels vous pouvez agir Apprenez à identifier les facteurs de risque cardiovasculaire en cause dans la survenue des AVC pour ne pas les sous-estimer. Le diabète On parle de diabète lorsque la glycémie (taux de sucre ou glucose) est supérieure à 1,26 g/l à jeun lors de deux mesures. Si vous souffrez d’un diabète mal contrôlé, l’excès de glucose dans votre sang peut endommager les parois de vos artères. L’hypertension artérielle On parle d’hypertension artérielle (HTA) si : La fibrillation auriculaire La fibrillation atriale (ou auriculaire) (les oreillettes du cœur battent très vite) est trouble du rythme cardiaque qu’il est possible de traiter. En 2022, une fibrillation atriale était présente chez 27,4 % des personnes hospitalisées pour AVC ischémique. Le tabagisme Le tabac favorise le rétrécissement des artères, la formation de caillots et l’apparition de troubles du rythme cardiaque. Le tabagisme multiplie par 2 le risque d’AVC. Un taux élevé de cholestérol On distingue le mauvais cholestérol (LDL cholestérol) du bon cholestérol (HDL cholestérol). Si vous mangez trop gras, si vous souffrez d’obésité ou si vous ne pratiquez pas d’activité physique, le mauvais cholestérol augmente et s’accumule sur les parois de vos artères sous forme de dépôts graisseux. Avec le temps, ces dépôts peuvent ralentir et bloquer la circulation du sang : c’est l’athérosclérose. L’obésité et le surpoids On parle de surpoids si l’indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 25 et d’obésité s’il est supérieur à 30.
Causes et conséquences des grossesses précoces
20 000 filles âgées de moins de 18 ans deviennent mères chaque jour, soit 7,3 millions de naissances par an. Ce chiffre augmente lorsqu’on tient compte de l’ensemble des grossesses et non uniquement des naissances. 70 000 adolescentes meurent, par an, des suites de complications de la grossesse et de l’accouchement. S’il n’existe pas de définition officielle, la grossesse précoce est le fait pour une fille pubère d’être enceinte en étant encore enfant, soit avant ses 18 ans. Ce phénomène mondial touche inégalement les filles. Si, en moyenne, le taux de grossesses d’adolescentes a reculé, les écarts restent importants selon les régions, les pays et même au sein des pays. On observe que les grossesses précoces sont plus fréquentes chez les personnes peu instruites ou en situation de précarité économique. La réduction des premières naissances chez les adolescentes les plus vulnérables est aussi plus lente, ce qui maintient les inégalités. Les causes des grossesses précoces chez les adolescentes sont connues et les répercussions sanitaires, sociales et économiques fortes. Les causes des grossesses précoces Dans le monde 1 fille sur 5 donne naissance à son premier enfant avant 18 ans. Ce phénomène s’explique par : Les conséquences des grossesses précoces Une grossesse précoce a des conséquences catastrophiques non seulement pour la mère, mais aussi pour l’enfant et le développement de leur communauté et du pays tout entier :Risques pour la santé Chaque jour, 194 filles meurent des suites d’une grossesse précoce. Pourtant, 90 % des causes liées à ces décès pourraient être évitées. Les complications liées à la grossesse et à l’accouchement constituent la 2e cause de décès pour les filles de 15 à 19 ans dans le monde. Ces décès sont généralement causés par le manque de centres de santé pour suivre ces grossesses à risque, ou d’argent pour y accéder. Chaque année, près de 3 millions de filles âgées de 15 à 19 ans subissent également des avortements à risque avec des conséquences sur leur santé mentale et physique.Déscolarisation D’après une étude menée par Plan International, 58 % des filles ne retournent jamais ou rarement à l’école après avoir eu un enfant. Ce chiffre augmente lorsque les filles sont aussi mariées.Marginalisation Dans beaucoup de sociétés, l’honneur de la famille repose sur la virginité des filles. Celles qui sont enceintes hors mariage sont donc victimes de discriminations et de marginalisation. Elles peuvent être rejetées par leur famille et deviennent ainsi vulnérables aux violences et agressions, à l’esclavage domestique et à l’exploitation sexuelle.Perpétuation du statut inférieur des femmes et de la pauvreté Les mariages et les grossesses précoces maintiennent les filles dans leur statut inférieur à l’homme et ne leur permettent pas de sortir de la pauvreté. Il s’agit d’une situation injuste et d’un énorme potentiel perdu pour le développement des communautés et des pays.Mariages précoces « Du fait de mon jeune âge, ma grossesse a été très dangereuse. Malgré mon ventre qui grossissait, je perdais du poids. J’étais tellement maigre que j’avais l’air d’une brindille avec un gros ventre. L’accouchement a été très douloureux. »Rabeya, enceinte à 13 ans au Bangladesh Les actions de Plan International pour lutter contre les grossesses précoces Il est essentiel d’offrir aux adolescentes et aux jeunes des solutions aux grossesses précoces. Plan International s’efforce de lutter contre les grossesses précoces. Cela inclut : « Lorsque mon père a appris pour ma grossesse, il m’a jetée dehors. J’ai vécu une semaine dans la rue et j’ai ensuite été recueillie dans la famille d’une camarade de classe. L’école a été ma porte de sortie. »Foulematou, militante aux côtés de Plan International Guinée pour les droits des filles












